Biologie cellulaire : Cellules animales

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L’organisation typique des cellules animales, telle que la décrit la microscopie optique, est illustrée dans la figure 2.8. La cellule hépatique de Vertébré (d’un diamètre voisin de 20 µm) peut être retenue comme cellule type, dans la mesure où elle renferme tous les organites caractéristiques, de manière équilibrée, à la différence de certaines cellules différenciées, comme celles que nous évoquerons plus loin. Ce schéma devra évidemment être complété par les structures que seule la microscopie électronique permet d’observer : lysosomes, peroxysomes, endosomes, vésicules d’endocytose, ribosomes, centrioles… Les cellules animales possèdent en outre plusieurs caractéristiques liées au fait qu’elles appartiennent à des organismes nécessairement pluricellulaires, où elles sont organisées en tissus, eux-mêmes assemblés en organes et appareils. Ces derniers assurent des fonctions physiologiques précises : digestion, respiration, locomotion, excrétion… Au sein de certains tissus, les cellules sont étroitement accrochées entre elles par des dispositifs cytologiquement identifiables, appelés jonctions intercellulaires, dont la fonction première est d’assurer une cohésion mécanique. Elles sont sans équivalent dans tous les autres groupes eucaryotiques. Certaines permettent une communication directe entre les cytoplasmes et autorisent le passage de petites molécules d’une cellule à l’autre.

Dans d’autres tissus, les cellules ne sont pas jointives, et les espaces intercellulaires sont remplis d’une substance chimiquement complexe et hautement structurée résultant d’une sécrétion par des cellules spécialisées : il s’agit de la matrice extra cellulaire. Longtemps considéré comme amorphe et inerte, ce composant qui est parfois majoritaire dans certains tissus remplit un grand nombre de fonctions inattendues. Les cellules animales présentent souvent des morphologies et des organisations internes complexes, en relation avec une fonction spécialisée ; on peut citer, par exemple, les cellules nerveuses (conduction à distance d’un signal électrique), les cellules musculaires (contraction), les cellules sécrétrices (production de substances extracellulaires), les cellules en bâtonnet de la rétine (réception d’un signal lumineux), les cellules épithéliales… (voir figure 2.9). Chez les Animaux les plus complexes, on recense jusqu’à 250 types cellulaires distincts, reconnaissables par leurs seuls traits structuraux. Ceci est évidemment en rapport avec le mode de vie typique de ces êtres, qui implique la mobilité et une vie de relation importante et, pour les plus évolués d’entre eux, une homéostasie rigoureuse du milieu intérieur.


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