Le bulbe rachidien

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Quand nos réflexions portent sur le cerveau, nous pensons sans nul doute au raisonnement, aux émotions et, bien entendu, à la pensée elle- même – activités qui sont contrôlées aux niveaux les plus élevés. Mais les fonctions vitales essentielles à la survie sont régulées par la medulla oblongata, la « moelle allongée » que nous nommons bulbe rachidien, probablement une des structures primitives dans la complexification évolutive du cerveau.

Le bulbe rachidien

Les animaux qui possèdent une symétrie bilatérale du corps – les bilatériens, comme l’étaient les ancêtres communs de tous les vertébrés – sont apparus il y a plus de 650 millions d’années. Ils possédaient un tube digestif creux allant de la bouche à l’anus et une chaîne nerveuse, précurseur de la moelle épinière. Il y a environ 530 millions d’années, les premiers vertébrés, dont on pense qu’ils ressemblaient aux myxines actuelles, sont apparus. Leur anatomie présentait trois renflements à l’extrémité antérieure de la chaîne nerveuse : les cerveaux antérieur, moyen et postérieur. Le bulbe rachidien est une structure différenciée à partir du cerveau postérieur et en continuité avec l’extrémité antérieure de la moelle épinière. C’est la partie la plus basse, la plus primitive aussi, du cerveau des vertébrés.

Le bulbe rachidien régule les fonctions vitales indépendantes de la volonté : le contrôle de la respiration, du rythme cardiaque, de la pression sanguine. Des chémorécepteurs situés dans le bulbe rachidien surveillent les niveaux d’oxygène et de dioxyde de carbone dans le sang et coordonnent les modifications appropriées du rythme respiratoire. Sa destruction est cause de mort immédiate par arrêt respiratoire. Des barorécepteurs, présents dans l’aorte et l’artère carotide, détectent les variations de la pression artérielle et, par l’intermédiaire d’impulsions nerveuses, envoient un message au centre cardiovasculaire bulbaire. Ce dernier répond en provoquant les modifications restaurant pression sanguine et rythme cardiaque à des niveaux normaux.

Le bulbe rachidien est aussi le siège de nombreux centres réflexes qui, en l’absence de processus cognitif, répondent immédiatement au besoin de déclencher vomissement, toux ou déglutition. Il assure en outre une zone de passage pour les nerfs qui entrent dans le cerveau et en sortent et qui transmettent des messages entre cerveau et moelle épinière.


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